Antipsychotique : une nouvelle piste qui permet d’éviter les effets secondaires

Assorted Medicine Pills in Caps ca. 2001

Selon les neuroscientifiques, les antipsychotiques peuvent être à l’origine du développement de la maladie de Parkinson. Mais ces derniers peuvent aussi provoquer des symptômes similaires sur un patient. Toujours d’après ces scientifiques, il y aurait un moyen pour éviter les effets secondaires constatés sur cette catégorie de médicament.

Pourquoi utilisés  les antipsychotiques ?

Pour les personnes en proie à des cas de psychoses ou de problèmes de délires ainsi que pour les schizophrènes, les médecins prescrivent généralement des antipsychotiques de types halopéridol ou encore les clozapines. Le rôle de ces médicaments étant de faire diminuer les cas d’hallucination ou d’agressivité chez les patients. Cependant, ils sont aussi responsables de certains effets secondaires chez les patients comme la présence de spasmes, de troubles musculaires et d’articulation, mais aussi, des symptômes qui font développer la maladie de Parkinson et qui la créent. De ce fait, dès qu’il y un arrêt du médicament, il n’est pas rare que le patient rechute. Ces raisons ont poussé Emiliana Borelli et son équipe de comprendre pourquoi il y a ces effets secondaires et comment les faire diminuer.

Comment fonctionnent les antipsychotiques et que faire pour réduire les effets secondaires ?

Les antipsychotiques permettent de bloquer les molécules du plaisir contenu dans le cerveau, aussi appelées les récepteurs D2. Cependant, selon les chercheurs, il est possible que le blocage des récepteurs D2 soit aussi à l’origine de la production en masse d’acétylcholine et provoque ainsi, l’agitation du striatum. Cela provoque, par ailleurs, les symptômes de la maladie de Parkinson en causant une rigidité musculaire chez  les patients. En effet, en faisant une expérience sur des souris en leur injectant de l’halopéridol, les scientifiques ont constaté que ces derniers présentaient une très forte contraction musculaire. Pour éviter cela, ils ont éliminé la production de récepteurs D2 à travers le striatum. Résultat, les souris ne présentaient plus les symptômes du parkinsonisme.