Comportement

Le clignement lent du chat serait une marque de confiance, selon une comportementaliste

Clignement lent des yeux, ventre offert, queue en crochet : Marine Guérin décrit ces signaux, relayés le 15 octobre par Psychologies, avec leurs limites.

Gilles Maillard Par Gilles Maillard
3 min de lecture
Le clignement lent du chat serait une marque de confiance, selon une comportementaliste
Un chat roux tigré couché sur le dos, sur un canapé rouge, le regard tourné vers l’objectif.

En bref

  • Psychologies a relayé le 15 octobre 2026 les conseils de Marine Guérin, comportementaliste féline.
  • Trois signaux sont cités : clignement lent des yeux, ventre exposé, queue dressée terminée en crochet.
  • Leur répétition régulière suggérerait une confiance totale, selon l’article.
  • Christine Malenfant associe un chat d’intérieur qui dort sans cesse à de l’ennui.

Un chat qui vous regarde en plissant lentement les paupières vous adresserait une marque de confiance, d’après la comportementaliste Marine Guérin, dont les observations ont été reprises par le magazine Psychologies.

Un avis de terrain, partagé sur Instagram

Fondatrice du Guide du Chat, Marine Guérin a d’abord publié ces repères sur son compte Instagram. Il s’agit donc du regard d’une professionnelle du comportement félin, qui propose une grille de lecture concrète des attitudes de l’animal, et non des conclusions issues d’un protocole de recherche. Psychologies le reconnaît d’ailleurs d’emblée : on ne saura jamais vraiment ce qui se passe dans la tête d’un animal de compagnie, même choyé, caressé et bien nourri. La question que se posent beaucoup de propriétaires, « est-il heureux avec moi ? », reste sans réponse directe. Ce que propose la spécialiste, ce sont des indices observables.

Trois attitudes à guetter au quotidien

  • Le regard qui cligne doucement. Le chat vous fixe, puis ferme lentement les yeux. Marine Guérin y voit « un bisou oculaire », et précise : « c’est le signe que votre chat a confiance en vous et qu’il vous envoie un peu d’amour. »
  • Le dos au sol. L’animal se retourne, pattes dressées vers le plafond, et laisse voir son abdomen.
  • La queue en point d’interrogation. Il s’avance vers vous, la queue bien verticale avec une petite courbure à son extrémité. Pour la comportementaliste, « C’est qu’il est très heureux de vous retrouver » ; « il est accueillant, il est content de vous voir. »

Pourquoi le ventre pèse autant

Le deuxième signal tient une place à part. Selon l’article, l’abdomen est la partie la plus vulnérable du corps du chat, celle qui donne l’accès le plus direct à ses organes vitaux. L’exposer revient donc à baisser la garde, et c’est ce qui en fait, aux yeux de la spécialiste, une preuve de confiance marquée.

Un geste isolé ne suffit pas. C’est la répétition qui compte : lorsque ces attitudes reviennent régulièrement, le chat semble, toujours selon Psychologies, accorder une confiance totale à son humain.

Quand le chat d’intérieur dort trop

Le magazine élargit ensuite le propos au bien-être, avec Christine Malenfant, éducatrice canine et féline et comportementaliste. Elle rappelle qu’à l’état sauvage, un chat passe environ 70 % de son temps endormi, à la manière de la plupart des prédateurs carnivores. Le reste est occupé par la chasse, les repas, la toilette et le jeu.

En appartement, le temps consacré à se nourrir se réduit fortement. Pour l’éducatrice, un chat d’intérieur qui passe ses journées à dormir le fait par ennui, et ce sommeil permanent traduit un animal malheureux. Elle va plus loin sur l’isolement : « Sans interaction et sans stimulation, voilà une forme de maltraitance ».

D’où l’importance qu’elle accorde au jeu, préférable selon elle aux seules caresses : des activités variées entretiennent l’instinct de chasse, chassent l’ennui et préviennent l’apparition de troubles du comportement. Côté gamelle enfin, Christine Malenfant conseille une alimentation saine et déconseille les produits industriels.

Photo : Nikola Čedíková / Pexels

Gilles Maillard

Émotions, relations et comportements

Gilles Maillard

Gilles Maillard a passé vingt ans dans la rédaction d'un quotidien régional, à Rennes, où il a couvert les faits de société avant de s'intéresser à ce que les gens vivent derrière les faits. Il écrit sur la psychologie au quotidien, les addictions et la manière dont chacun les traverse, en renvoyant toujours vers les professionnels pour les situations qui le demandent. Il pêche à la mouche en Bretagne dès que les rivières le permettent.